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En 2022, le Qatar accueillera pour la première fois de son histoire la Coupe du monde. L’attribution du mondial à la péninsule arabique est particulièrement décriée par les médias et le grand public. Plusieurs journalistes et différentes ONG appellent au boycott.

Entre corruption, désastre écologique, droits de l’Homme bafoués et conditions de travail inhumaines, découvrez pourquoi le mondial 2022 au Qatar est une aberration !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, décrivons en quelques mots ce qu’est le Qatar et ce qu’il représente aujourd’hui. C’est une péninsule arabique situé dans le Golf persique, une position géographique très intéressante commercialement, il compte environ 3 millions d’habitants dont près de la moitié vit à Doha, la capitale. Le Qatar est également une terre d’immigration, près de 15% de la population provient du sous-continent Indien.

Cinquième producteur de gaz naturel du monde, gros producteur de pétrole et premier exportateur de gaz naturel liquéfié, la puissance de ce pays provient de son immense richesse liée aux matières premières. Sachant pertinemment que ses ressources ne sont pas éternelle, l’émirat a l’intelligence d’investir les milliards qui découlent de ses activités, en achetant à l’étranger : des grands magasins, des hôtels de luxes, des clubs de football,  créant la chaîne de télévision Aljazeera (la plus grande chaîne arabophone au monde) et une compagnie aérienne Qatar Airways. La puissance économique du Qatar est colossale.

Malheureusement, derrière cette image de luxe, de richesse et de pouvoir se cache un pays aux ambitions démesurées et enclin à de nombreuses dérives. L’histoire de l’attribution du mondial 2022 au Qatar en est la parfaite illustration.

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Mondial 2022, une histoire de corruption

Tout commence le 2 décembre 2010 lorsque le comité exécutif de la FIFA attribue le mondial 2022 au Qatar. Dès le lendemain, le 3 décembre 2010, les médias parlent de corruption et de pots-de-vin. Le journal The Sun fait sa une en affichant “ Truqué ! ”, tandis que The Times écrit :  » le système de désignation des pays hôtes de la Coupe du monde est atrocement corrompu. ” Pour Brendan Schwab, administrateur sportif australien et avocat spécialisé dans le droit du travail et les droits de l’homme :

“ Il ne fait aucun doute qu’il y a une corruption généralisée dans la décision d’attribuer la Coupe du monde au Qatar. La totalité du comité exécutif de la FIFA a pratiquement été démise de ses fonctions depuis cela. ”

A la suite des nombreuses accusations, une enquête sera menée en interne par la FIFA ainsi que par le FBI. Jack Warner, ex président de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes) et ex vice-président de la FIFA, ainsi que Mohammed Bin Hammam, ex-président de la Confédération asiatique, seront banni à vie de toute activité liée au football par le comité d’éthique de la FIFA.
Sepp Blatter, l’ex-président de la Fédération Internationale de football, sera également destitué de ses fonctions à la suite de ces déclarations de corruption.
Environ 22 millions d’euros auraient été versés à 15 membres du comité exécutif de la FIFA en échange de vote pour la candidature du Qatar.   

Le football au Qatar

Le football au Qatar n’est ni spécialement populaire, ni spécialement développé. En témoigne le faible nombre de supporters dans les stades lors des matchs de championnat national. En moyenne, la Qatar Stars League n’attire que 5 000 supporters. La grande majorité des matchs sont regardés à la télévision. Les dirigeants n’appréciant guère cette faible affluence, certains clubs vont jusqu’à payer des citoyens, le plus souvent des étrangers, pour qu’ils viennent soutenir leur équipe et remplir le stade. Dans une interview pour France Football, Abdel Rahman, un “supporter” du club Al-Rayyan, témoigne : 

“ Ceux qui chantent et font du bruit sont des Égyptiens, Soudanais ou Yéménites, comme moi. Le club nous donne 45 euros chacun pour qu’on vienne assister au match et qu’on mette de l’ambiance. Les Qataris n’ont pas besoin de cet argent, donc ils ne viennent pas. ” 

La chaleur étouffante du pays explique, en partie, le faible nombre de supporters dans les stades . En été, les températures peuvent atteindre jusqu’à 50° C. Pour cette raison, le championnat est à l’arrêt durant deux mois, en juin et en juillet. Or, la Coupe du monde se joue toujours à cette période. Malgré des stades climatisés et des tentatives complètement folles pour résoudre ce problème, comme construire une soucoupe volante censé stationner au-dessus des stades pour faire de l’ombre (oui ils ont vraiment essayé), les températures restent trop extrême pour que la compétition se déroule dans les meilleurs conditions.
Mais rien n’arrête la FIFA ni les Qataris et une merveilleuse idée fut proposée et acceptée. Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde se jouera en hiver. Là où les joueurs sont en plein championnat et occupés par de nombreuses compétitions comme la ligue des champions.

Vidéo Youtube : Mondial Qatar 2022 : Nuages artificiels pour faire de l’ombre au joueur 

Mondial 2022, une catastrophe écologique

Le Qatar est le pays émettant le plus de CO2 par habitant sur terre. Avec une moyenne de 49,18 tonnes de CO2 par habitant par an. A titre de comparaison, le Koweït, deuxième du classement, n’émet “que” 25,24 tonnes de CO2 par habitant par an. Si tous les pays vivaient et consommaient comme le Qatar, il ne faudrait pas moins de 6 terres pour subvenir à nos besoins.

Conscient des nombreuses critiques liées à l’impact écologique du pays, le Qatar et la FIFA mettent en avant des “solutions innovantes”. La construction du Ras Abu Aboud Stadium est un exemple de ces stades dits « écolos ». Construit à base de conteneurs, il est entièrement démontable et transportable. L’idée est bonne mais il est le seul des huit stades construits pour accueillir la Coupe du monde 2022 à avoir cette spécificité.
Que deviendront les sept autres immenses stades dans ce pays où le football local est inexistant ?

Vidéo Youtube : Ras Abu Aboud Stadium – Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022 

En 2018, le ministre de l’environnement du Qatar a promis un bilan carbone neutre de la compétition. Pourtant, l’entièreté des stades qui accueilleront le mondial seront climatisés, et ce malgré le passage du tournoi en hiver. L’utilisation d’une telle logistique implique des conséquences écologiques considérables. Comme des dépenses énergétiques massives et une hausse des températures dans les villes.
La promesse d’une Coupe du monde 2022 verte s’apparente donc plus à une stratégie de communication qu’à de réelles mesures écologiques.

Des conditions de travail inhumaines

Sur les 2,75 millions d’habitants du Qatar, 90% sont des travailleurs immigrés. Ce sont eux qui travaillent sur les multiples chantiers de construction destinés à accueillir le mondial 2022.

Depuis 2010, le Qatar a construit des aéroports, des hôtels, des routes, des stades et même une nouvelle ville, Lusail, pouvant accueillir jusqu’à 250 000 habitants. Selon les informations du journal The Guardian, plus de 6 500 travailleurs migrants venus d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka serait morts sur les différents chantiers construits pour la Coupe du monde. Les chiffres font froid dans le dos et peuvent s’expliquer par des conditions de travail déplorables.

  • Les travailleurs logent dans des ghettos en dehors de Doha, entassés les uns sur les autres dans des lieux insalubres. 
  • Ils seraient, pour la plupart, sous-payés voire impayés pour certains.
  • Les conditions de travail seraient également affligeantes. 12 à 13 heures de travail par jour sous une chaleur extrême et sans aucune possibilité de se plaindre. Jusqu’à il y a peu, les travailleurs n’avaient pas le droit de porter plainte et de cesser de travailler en cas de stress thermique.

Des réactions insuffisantes

Les vives critiques ont poussé le Qatar a réagir en créant de nouvelles réglementations afin d’améliorer la protection des travailleurs. Comme, par exemple, l’abolition de la Kafala en décembre 2016. Ce système exigeait que n’importe quel travailleur étranger soit sous la tutelle de ce qu’on appel un “parrain” ou “sponsor”.
Cependant, selon un rapport d’Amnesty International, le Qatar n’aurait pas respecté sa promesse d’abolition de la Kafala. Cette loi soumet les travailleurs migrants au bon vouloir de leur “parrain”.
Ce qui permet à celui-ci d’interdire aux expatriés de changer d’employeur ou de quitter le pays en confisquant leur passeport. On imagine facilement les dérives possibles d’une telle mainmise sur les travailleurs étrangers. Rappelons qu’il est encore impossible pour eux de se syndiquer à l’heure actuelle. 

L’émirat à également créé une réglementation permettant aux travailleurs de travailler “à leur propre rythme” quand il fait trop chaud. Sachant les enjeux politiques et économiques faramineux que représentent l’organisation de la Coupe du monde 2022 et l’élaboration de ses différentes infrastructures, il semble peu probable que les travailleurs immigrés aient le loisir de travailler “à leur rythme”.

Officiellement, les autorités Qatariennes déclarent que 37 migrants sont morts sur les chantiers de construction des stades. Parmi eux, 34 ne sont pas considérés comme des accidents de travail. Selon le Qatar donc, seuls trois travailleurs étrangers auraient perdu la vie dans le cadre de la préparation du mondial 2022. Les milliers de décès causés par les dangereuses et épouvantables conditions de travail sont niées par les autorités Qatariennes.
Ils justifient ces nombreux décès par des causes naturelles et des problèmes cardiaques.

Absence d’examen post-mortem

Amnesty International dénonce l’absence d’enquête exhaustive sur les milliers de migrants morts prématurément dans le cadre de leur travail. L’absence fréquente d’autopsie est également interpellante :

“ En s’abstenant d’enquêter sur les causes sous-jacentes de la mort de ces travailleurs migrants, les autorités qatariennes ne tiennent aucun compte des signaux d’alarme qui auraient pourtant permis de sauver des vies. Il s’agit d’une violation du droit à la vie, que l’État se doit pourtant de protéger. ”

Les conséquences de l’absence d’un examen post-mortem sont dramatiques pour les familles des victimes. Sans moyen de prouver que les conditions de travail ont contribué au décès, les familles se voient privées de leur droit de toucher des indemnités de l’employeur ou des autorités Qatarienne. Pire encore, les familles endeuillées se voient dans l’obligation de rembourser les frais que devaient payer leur proche dans le cadre de sa migration. Les contraignant le plus souvent à s’endetter ou à vendre leurs biens.

Pour Nick Mcgeehan, chercheur et spécialiste des droits de l’Homme :

“ Lorsque vous avez une situation où des centaines et des milliers de travailleurs sont amenés dans un pays, traités comme des citoyens de seconde zone, logés de façon catastrophique, dans des conditions qui sont raisonnablement comparées au travail forcé, quand des milliers d’entre eux sont morts, quand on ne sait pas qu’ils sont morts, quand l’état refuse de dire comment ils sont morts et quand tout cela a été fait au nom de la Coupe du monde, je pense qu’il est logique de sérieusement remettre en cause et critiquer cette situation. ” 

Système judiciaire

Les conditions de travail indécentes et scandaleuses des travailleurs migrants ainsi que les vives critiques qui s’en accompagnent, mettent en lumière un système pénal bien loin de respecter les droits humains fondamentaux. Au Qatar, l’homosexualité est passible de peine de mort.
Les relations extraconjugales sont illégales. Les punitions corporelles, comme la flagellation, sont utilisées pour punir toute personne ayant consommé illégalement de l’alcool ou pratiqué des relations sexuelles illicites. La liberté d’expression, elle, à de grotesques limites. La condamnation à la prison à vie du poète Mohammed al-Ajami en 2012 pour avoir osé critiquer le gouvernement Qatari lors de la conférence de Doha sur les changements climatiques en est un exemple criant.

Pour résumer nous avons un pays foncièrement anti-écologique, plus grand émetteur de CO2 par habitant au monde, qui traite 90% de ses habitants comme des sous-citoyens en les exploitant dans des conditions de travail qui s’apparentent, disons-le, à de l’esclavagisme moderne.
Certaines lois sont contraires aux droits de l’homme et qui n’hésite pas à utiliser sa puissance économique pour corrompre et acheter les voies des dirigeants de la plus haute instance de football au monde, la FIFA. Rien que ça !

Et le Marketing dans tout ça ?

Chez INTO, on est peut-être naïf, mais on se pose sincèrement la question, comment ?
Comment un pays comme le Qatar a-t-il pu obtenir l’organisation de la Coupe du monde 2022 ? Certes il y a ces histoire de pots de vins et d’intérêt économique mais cela nous semble assez léger comme argument. Surtout pour une organisation comme la FIFA où la corruption y est endémique.

Pour nous, le Qatar travaille et développe son image à la perfection grâce à un marketing efficace. Voiture de luxe, mer sublime, architecture somptueuse, le pays dispose d’un paysage de carte postal qui attire de nombreuses personnalités et quantité d’influenceurs. Par leurs posts Instagram et leurs multiples publications, ils participent à cette image d’un pays idyllique.

Conscient de cette “publicité gratuite” et de l’impact considérable des influenceurs sur le grand public, le gouvernement qatari utilise efficacement cette opportunité pour transmettre une image de marque qui leur convient et devenir la principale destination du tourisme de luxe.
Dans une interview accordée au magazine Forbes en 2020, Issam Kazim, directeur général de la Dubai Corporation for Tourism and Commerce Marketing, dit ceci : 

« Nous avons beaucoup investi pour développer et diffuser de nouveaux contenus. Ceux qui projettent une image datée et partielle sont renouvelées. Nous produisons du brand content (contenu de marques), des vidéos, ciblons des opportunités de diffusion ou des collaborations avec des influenceurs pour communiquer des informations précises et montrer aux voyageurs des facettes de Dubaï qu’ils ne connaissent pas ».

Ainsi, malgré des lois liberticides et de nombreuses atteintes aux droits de l’homme, le Qatar transmet au grand public une image de rêve.
Ce qui facilite grandement la FIFA a leur attribuer la Coupe du monde 2022

Mondial 2022 et Sportswashing

En plus d’utiliser de nombreuses personnalités et influenceurs pour développer leur image, le Qatar est un fervent utilisateur de ce qu’on appelle le sportswashing.
On parle de sportswashing quand un gouvernement ou une entreprise achète un club de sport pour améliorer son image. Particulièrement dans le cas d’un pays connu pour son mépris des droits de l’homme. Pire encore, le sportswashing permet au pays en question d’étendre son pouvoir politique. 

Le rachat du PSG par le Qatar en est un exemple éloquent. Cette action a permis à l’émirat d’établir des liens étroits avec l’élite de la politique française et de disposer d’intérêts économiques pharamineux.

Le PSG n’est pas le seul club en lien direct avec le Qatar. De grandes équipes comme le Bayern Munich, le FC Barcelone ou la Seleçao ont également des relations avec la péninsule.

Personnalités notables

Il n’y a pas que les clubs que le micro-Etat tente de s’approprier. Les joueurs sont également une pièce déterminante sur l’échiquier Qatari. La légende barcelonaise Xavi devenu un ambassadeur du pays ou encore Cristiano Ronaldo, un ami proche de la famille royale. Tous deux en sont des exemples frappant. Nick Mcgeehan l’explique très bien : 

“ Des endroits comme Abu Dhabi, le Qatar ou l’Arabie Saoudite, s’impliquent dans des clubs de football afin de redorer l’image de marque du pays. C’est comme ça qu’ils le voient. C’est-à-dire promouvoir efficacement une réputation positive de leur état, de leur pays à travers le football. Le problème c’est que ces états mériteraient une réputation très négative parce qu’ils sont profondément abusifs et impliqués dans toutes sortes de violations des droits de l’homme. De crimes de guerre même ”.

La campagne marketing réalisée par l’émirat pour l’obtention de la Coupe du monde 2022 fut efficace. De grands noms ont soutenu la candidature des qataris : Zinédine Zidane, Michel Platini, Nicolas Sarkozy et même le photographe et écologiste Yann Arthus Bertrand. Autant de personnalités éminemment influentes sur le plan sportif, écologique, médiatique et politique.
La présentation des nouveaux stades ainsi que la nouvelle ville, construite pour l’occasion (Lusail), font rêver les fans. 

Vidéo Youtube : Qatar : Les stades de la Coupe du Monde 2022 

Moi-même, enfant lors des premières présentations des infrastructures destinées à accueillir le mondial 2022, j’étais sous le charme. C’est seulement des années plus tard que j’ai porté un regard critique sur la situation. Conscient des problématiques écologiques et humaines du pays.

Qu’est-ce que je pense de tout ça …

Cet article n’a aucunement pour but d’incriminer les footballeurs professionnels ou les supporters.

Au travers de cet article, nous espérons vous avoir fait prendre conscience de certaine choses. Derrière le rêve que nous vendent les entreprises et les gouvernement se cache une triste réalité.

Une communication efficace se montre malheureusement parfois suffisante pour dissimuler des scandales ou des pratiques honteuses. En ce point, le marketing est critiquable car il est à double tranchant. On peut l’utiliser pour mettre en avant des projets engagés, respectueux de l’environnement ou éthique sur le plan humain. On peut également l’utiliser pour soutenir des projets aberrants à tous les niveaux.

Le marketing n’est pas le problème en soi, tout dépend de son utilisation. A l’inverse, il peut s’avérer être un outil redoutable pour l’élaboration et la participation à la construction d’un monde meilleur !

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