On le sait tous, les publicités ne peuvent être mensongères, mais qu’en est-il dans les faits ? Comment les marques se débrouillent-elles pour contourner la règle ?
[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section admin_label= »section »][et_pb_row admin_label= »row »][et_pb_column type= »4_4″][et_pb_text]Les publicités qui jouent sur les mots
Il existe de nombreuses manières pour les publicitaires de contourner la loi. Jouer sur les mots ou les formations de phrase est très courant. Si certaines affirmations peuvent être condamnables, d’autres, tombent plus sous le coup de la subjectivité, rendant ainsi la traduction en justice impossible :
Dans cette pub, Ferrero vous incite à penser que son produit, le Nutella, contient l’énergie nécessaire à un enfant. Dans les faits, ce n’est absolument pas le cas. La dose massive de sucres dans la pâte à tartiner entraîne un pic glycémique. Mais, on ne peut en aucun cas dire qu’il renferme une quelconque valeur nutritionnelle suffisante pour garantir à votre enfant l’énergie nécessaire à son développement.
Par conséquent, s’ils avaient formulé la phrase : “Nutella contient toute l’énergie nécessaire à votre enfant”, ils auraient pu être taxés d’avoir fait de la pub mensongère. Or, cette phrase : “Il en faut de l’énergie pour être un enfant”, ne stipule en rien que le Nutella contient cette “énergie”. Et c’est là toute la nuance.
Je trouve que cette pratique manque d’éthique car certaines personnes ne sont pas suffisamment informées pour comprendre comment les annonceurs transforment la réalité.
Les astérisques dans la publicité
Vous l’avez sûrement remarqué, mais on peut retrouver un grand nombre d’astérisques, souvent minuscules, à côté de certaines phrases ou jouxtés à certaines images.
En effet, il est très facile d’accuser le consommateur en lui disant qu’il n’a pas été suffisamment attentif avant d’effectuer son achat. Juridiquement, ce genre de pratique est peut-être valable, mais pour ma part, je pense qu’il s’agit d’une tromperie pure et simple.
Les astérisques sont majoritairement utilisés dans les promotions ou encore dans les mentions du type “satisfait ou remboursé”.
Ces astérisques sont utilisées comme mesure rectificative afin de limiter cette offre au maximum.

En parallèle, les conditions sont souvent difficilement accessibles ou compréhensibles. Le but est d’inciter le consommateur à effectuer l’achat sans s’embêter à consulter les conditions.
La notion de chiffre en publicité
On l’a énormément constaté pendant la période COVID, on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres.
Bien que ceux-ci désignent une stricte réalité, la manière de les présenter ainsi que le contexte influent totalement sur leur pertinence.
Par exemple, je peux vous “prouver” (avec d’énormes guillemets) que la consommation de margarine influence le nombre de divorces. Voyez-vous même ce graphique :
On peut affirmer clairement que si les habitants du Main (USA) mangeaient du beurre, leurs couples seraient plus stables !
Ce phénomène a pour nom “l’effet cigogne”. Il montre notre difficulté à faire la différence entre une corrélation et une causalité. Je vous invite à vous renseigner sur le web !
Vous voyez bien que ce genre de raisonnement est complètement débile. Et pourtant, c’est exactement ce qui est montré partout. Dans la pub, dans la politique et même au journal télévisé. Parfois, même certains scientifiques s’y mettent !
En publicité, vous pouvez non seulement voir des chiffres présentés de manière fallacieuse, mais certains, comme Head&Shoulders, vont encore plus loin. Ils combinent la technique des astérisques à celle des chiffres.
Cette astérisque est quand même incroyable. Quand on analyse bien ce qui est dit, on remarque tout de suite le problème : vous avez 66% de chance (et donc 44% que ça ne fonctionne pas) de voir disparaître 100% non pas de vos pellicules en général, mais de vos pellicules VISIBLES. On est bien loin de la promesse de 72h de protection antipelliculaire. Et encore, je ne m’attarde pas sur le nombre insignifiant de sujets sur lesquels l’étude fut menée. 100 personnes ne représentent en rien un échantillon représentatif de la population.
Un tel produit ne peut résoudre vos problèmes par miracle comme ils essayent de vous le faire croire. En cas de soucis de ce type, demandez conseils à un vrai spécialiste.
Les promesses publicitaires, à prendre avec des pincettes
Les promesses publicitaires vous font miroiter une version de vous-même qui ne s’achète pas. Elles vous vendent un plus gros potentiel de séduction, une classe sociale différente ou un bonheur simple.
Ces choses ne s’achètent pas. Elles sont le résultat d’un réel développement personnel et d’une force que vous seul pouvez apprendre à cultiver. Vous n’avez pas besoin de tel ou tel produit pour vous sentir plus sexy ou mieux dans votre peau. C’est vous seul qui avez ce pouvoir !
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